Résidentialiser l’habitat des stations du littoral : une idée qui suit son chemin

Montpellier
19 juillet 2022
Photo aérienne La Grande Motte

Transformer en appartements de 2 à 4 pièces les studios-cabines obsolètes des stations du littoral – La Grande-Motte, Cap-Agde… -, en les fusionnant après réhabilitation : c’est l’idée portée par Xavier Bringer, directeur associé de M&A (Montpellier).

D’après lui, le plan Littoral 2021 (État/Région Occitanie) va dans le bon sens, mais pas assez loin. Il appelle à la création « d’un fonds étatique d’environ 10 milliards d’euros, qui préemptera les appartements au fur et à mesure des ventes, pour pouvoir réhabiliter ensuite l’intégralité des copropriétés privées. Les studios-cabines actuels ne correspondent plus aux attentes et ne sont pas réhabilités en fonction des dernières normes énergétiques. Il faut les transformer en appartements, qui sont la demande pour de la résidence à l’année. »  

 

Exploiter le gisement déjà existant  

D’autant plus que ces zones, très attractives, sont déjà desservies par la fibre et le réseau routier. Avec le développement du télétravail, on pourrait ainsi imaginer « travailler tout en résidant en famille en bord de mer ». De surcroît, avec l’impact du ZAN (zéro artificialisation nette) et les PPRI (risques inondations-submersions marines), « il va être de plus en plus difficile de créer une offre nouvelle de logements sur le littoral. Exploitons le gisement que représentent ces dizaines de milliers de logements déjà existants ! » Une analyse qui est loin d’être isolée. Récemment, Roch Angelotti, DG du groupe éponyme (repris à 55 % par Nexity) et l’Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain, association regroupant plusieurs fédérations de l’acte de bâtir en Occitanie Est, ont partagé la même analyse.

« C’est une réflexion que l’on mène », conclut Annabelle Viollet, directrice régionale de la Banque des Territoires Occitanie. Des études sont en cours pour définir une méthode de transformation de 5 copropriétés dégradées. « Il faut agir, y compris pour les premiers investisseurs : à l’époque, ils étaient actifs, et ne venaient qu’un mois ou deux. A présent, ils sont à la retraite et voudraient séjourner sur le littoral 6 mois par an. L’offre actuelle ne convient pas à ce type de demande, qui n’est plus saisonnière. »

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