Contournement ouest de Montpellier, LGV Montpellier-Perpignan : deux projets d’infrastructures accélèrent

Montpellier
21 février 2022
Ligne LGV Montpellier Perpignan

Longtemps enlisés, deux projets d’infrastructures – l’un routier, l’autre ferroviaire -, majeurs pour l’attractivité de l’Hérault, viennent de connaître des avancées significatives.

Le Conseil d’État a validé le 21 janvier le financement par Vinci Autoroutes du contournement ouest de Montpellier (COM), en confirmant sa gratuité pour les utilisateurs. Cette jonction des autoroutes A750 (Juvignac, nord de Montpellier) et A709 (Saint-Jean-de-Védas, à l’ouest) dotera la métropole de Montpellier d’une rocade qui fait défaut depuis des décennies. Le projet bénéficie d’une déclaration d’utilité publique – c’est-à-dire que les travaux peuvent être lancés. Le 22 janvier à Narbonne, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, dit espérer une livraison « en 2028 ou 2029. J’ai hâte que Vinci Autoroutes pose sa cabane de chantier ! »

Jean Castex, Premier ministre, a quant à lui soutenu les projets routiers, « à condition qu’ils aient une dimension d’intermodalité ». Ce qui sera le cas pour le COM : des points de connexion avec la future ligne 5 de tramway et le futur réseau de bus à haut niveau de service sont prévus.  

 

LGV Montpellier-Perpignan : 1er tronçon vers Béziers à l’horizon 2034  

Autre actualité, la signature, le 22 janvier, du protocole d’intention de financement pour la première phase de la ligne ferroviaire nouvelle Montpellier-Perpignan, entre Montpellier et Béziers. Longue d’environ 60 km (raccordements inclus), cette ligne mixte (fret et grande vitesse), représente un coût de 2,04 milliards d’euros. Une aubaine pour le secteur du BTP, mais aussi pour l’attractivité de l’ouest Hérault. D’autant plus que Béziers, 2e ville de l’Hérault, reprend de la vitalité après des décennies de déclin : projet Genvia autour de l’hydrogène décarboné (1.500 emplois annoncés, et 1 Md€ d’investissement dans une gigafactory d’électrolyseurs), implantation d’un parc immersif d’Ubisoft, lancement imminent d’une plateforme logistique de 55.000 m2 dans la Zac La Méridienne… Reste que la LGV Montpellier-Béziers n’est pas pour demain : la mise en service n’est prévue qu’en 2034. Ce qui fait dire à Michaël Delafosse : « La France des procédures va tuer la France des projets ! »

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