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Le marché utilisateurs s’enlise dans la crise.

Sans bouleverser le parc logistique, la montée en puissance des retours vient modifier progressivement les usages des entrepôts. Le développement de la seconde main et des activités de reconditionnement pourraient également faire émerger de nouveaux besoins immobiliers.

Arthur Loyd Lille, en partenariat avec Arthur Loyd Logistique, annonce avoir accompagné le groupe Damartex dans la cession d'un ensemble immobilier logistique situé à Villeneuve-d'Ascq (59). L'actif a été acquis par un investisseur français.

Si l’axe Lille–Paris–Lyon–Marseille demeure l'épine dorsale de la logistique française, ce corridor ne se limite plus à ses seuls grands pôles historiques.

Demande placée logistique : des résultats historiquement faibles mais les signaux demeurent positifs

Longtemps symbole de la montée en puissance de la logistique moderne, les entrepôts XXL traversent aujourd’hui une phase charnière. Entre contraintes géographiques, disponibilité foncière et acceptabilité politique, le segment tend à se transformer.

Malgré un contexte économique toujours contraint, Arthur Loyd Logistique enregistre une fin d’année marquée par une activité intense et des résultats solides.

Après un premier semestre marqué par des signaux contrastés, le marché français de l’immobilier logistique (entrepôts de plus de 10 000 m²) confirme sa résilience sur les neuf premiers mois de 2025.

Le marché des entrepôts frigorifiques, longtemps réservé à quelques spécialistes, arrive à un tournant. Entre parc vieillissant, demande croissante et pression énergétique, il doit se moderniser. Automatisation et transition environnementale pourraient en faire une nouvelle classe d’actifs attractive pour les investisseurs.

Après un atterrissage très faible de la demande placée 2024 du marché logistique national (2,7 millions de m², en retrait de 29 % par rapport à la moyenne quinquennale), les résultats au premier trimestre 2025 s’inscrivent dans une lignée similaire. Ce sont 26 transactions qui ont été signées par les utilisateurs logistiques, pour près de 640 000 m² consommés entre janvier et fin mars. Il s’agit cependant d’une progression positive sur un an.

Face aux contraintes de la réglementation ZAN (zéro artificialisation nette) imposée à l'horizon 2050, l'immobilier logistique français se doit de prendre en considération l'alternative foncière proposée par la friche industrielle. Une solution largement mise en avant au niveau politique qui comporte néanmoins nombre de défis à relever et de paramètres à intégrer.

Avec 491 100 m² commercialisés au premier trimestre 2024, le marché français de l’immobilier logistique a enregistré l’un de ses plus faibles scores pour un début d’année. En repli de 50 % par rapport à un premier trimestre 2023 particulièrement dynamique, la demande placée s’établit tout de même en baisse de 33 % par rapport à sa moyenne décennale.

Marqués par une période d'inflation majeure, les Français ont inévitablement répercuté leur baisse de pouvoir d'achat au niveau de leur consommation. Habillement, équipement de la maison, grande distribution : les secteurs d'activité en souffrance se sont reflétés sur les tendances à la baisse en matière d'immobilier logistique.

L’augmentation des recours sur la région PACA impacte fortement le développement de la logistique et le stock à court terme des m² disponibles sur cette région du pays.

Dans un contexte de crise économique – inflation, baisse du pouvoir d’achat – le marché du discount offre une alternative aux consommateurs français.

Utilisées pour les smartphones ou véhicules électriques, les batteries lithium-ion imposent le respect de consignes de sécurité dans le cadre de leur stockage.

Avec 1,5 million de m² placés, le marché des utilisateurs est orienté à la baisse en France au premier semestre 2023. Il accuse ainsi un retrait de 9 % par rapport à la première partie d’année 2022. « Une conséquence logique du ralentissement économique global, dont témoignent la baisse de la consommation des ménages et la dégradation des perspectives d’activité des entreprises, amenant nombre de ces dernières à reporter leurs projets d’acquisitions ou de prises à bail d’entrepôts » explique Didier Terrier, Directeur Associé d’Arthur Loyd Logistique.

La relocalisation industrielle s’accompagne d’une augmentation des besoins de stockage (entrepôts) propres à l'industrie, et la création de nouveaux sites logistiques pour accompagner la production.