La requalification de sites industriels obsolètes est au cœur de la planification territoriale pour la sobriété foncière.
lire l'article
Alors que la France vise l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2050, la reconversion des friches industrielles accompagne la réindustrialisation du pays et la sobriété foncière du développement du secteur. Les terrains déjà artificialisés représentent un potentiel considérable, capable de répondre à la demande en espaces économiques, sans consommer de nouveaux sols.
Le Ministère de la Transition écologique estime à 170 000 hectares le gisement foncier disponible grâce à la revalorisation des friches. Plus intéressant encore, ce gisement compte 40 000 hectares situés en zone tendue.
Leur requalification s’inscrit dans la trajectoire ZAN fixée par la loi Climat et Résilience. Elle réduit la pression sur les terres non bâties et limite les émissions de gaz à effet de serre associées à l’artificialisation des sols.
De telles opérations sont par ailleurs bénéfiques pour la vitalité des territoires et stimulent la création d’emplois associés à l’implantation d’entreprises, mais aussi à toutes les compétences requises au cours du processus de reconversion.
Les friches industrielles présentent une contrainte technique majeure liée à la pollution des sols. Les opérations de requalification des sites demandent une enveloppe supplémentaire dédiée à la dépollution du site et des infrastructures concernées.
Selon le Cerema, à la fin de l’année 2023, le fonds friches avait déjà retenu un millier de projets partout en France, pour un total de 750 millions d’euros. Les quelque 3 300 hectares de friches reconverties devraient permettre la production de plus de 500 hectares de surfaces économiques.
En mobilisant du foncier déjà urbanisé, souvent bien situé à proximité des bassins d’emploi et des zones urbaines, les collectivités peuvent répondre à la double exigence du ZAN pour limiter l’artificialisation sans freiner le développement économique. Cette approche repose sur un principe central de la sobriété foncière : privilégier la réutilisation, la densification et la mixité des usages avant toute extension urbaine.
Les sites reconvertis offrent un foncier immédiatement mobilisable en supprimant les délais associés à la création d’une nouvelle zone d’activités. Les infrastructures existantes (voirie, réseaux et raccordements) peuvent aussi être valorisées pour réduire les coûts d’aménagement, et adaptées aux besoins contemporains afin de renforcer la performance économique et environnementale des projets.
Les territoires transforment ainsi leurs friches en plateformes industrielles prêtes à l’emploi, capables d’accueillir des activités innovantes : énergies renouvelables, économie circulaire, production locale, logistique bas carbone…
Cette alliance entre sobriété foncière et planification territoriale incarne la nouvelle logique d’aménagement impulsée par le ZAN : faire de la réutilisation du foncier un moteur de compétitivité pour les entreprises et les territoires.
6 692 offres
4 362 offres
3 318 offres
232 offres
128 offres
237 offres