Baignés dans un monde 100% numérique, ces derniers ont l’avantage d'appréhender de manière naturelle les nouveautés technologiques (intelligence artificielle, nouveaux logiciels…). Néanmoins, la gen Z appréhende le monde du travail de manière tout à fait différente des générations précédentes. Un enjeu de taille pour les entreprises, qui doivent dès à présent se transformer pour avoir la capacité de comprendre et de répondre aux aspirations des jeunes Z.
Un mélange d'autonomie, de liberté et de flexibilité
Si la crise sanitaire a contribué au changement de nos modes de travail vers plus de flexibilité et d’autonomie au bureau, il semble que les digital natives ne dérogent pas à la tendance : 73% d'entre eux souhaitent que l'entreprise leur offre une certaine liberté en termes d’horaires de travail* et un Z sur deux souhaite pouvoir organiser son travail selon ses propres méthodes. L'essor des espaces de travail flexibles (coworking, tiers-lieux et flex offices) semblent ainsi être une conséquence de cette demande. Les entreprises devront donc apporter une attention particulière à ce souhait de flexibilité dans leur nouvelle organisation, en sachant que 80%* de la génération Z déclarent n'avoir aucun problème à beaucoup travailler tant qu'ils disposent de cette autonomie.
Les digital natives ont une approche différente du monde de l'entreprise. Les modes de travail dits traditionnels ne sont plus d'actualité : les Z sont notamment attachés aux organisations offrant plus de liberté : freelance, télétravail, temps partiel, horaires flexibles, cumul d’emplois…). 1 Z sur 3* souhaite cumuler plusieurs activités et 1 sur 4* aspire à être son propre patron. Néanmoins, ces derniers restent réalistes et conservent un certain désir de sécurité : 79%* désirent décrocher un CDI, bien que 50%* estiment que le CDI a vocation à disparaître au profit des contrats à durée déterminée et du travail indépendant (freelance). (Mazars et OpinionWay*)
Le bien-être et la QVT : facteurs primordiaux
Parmi les préoccupations de cette génération, le bien-être et la qualité de vie au travail (QVT) tiennent une place de choix. Les jeunes actifs de la génération Z recherchent une entreprise humaine qui s’assure du bien-être de ses salariés. La génération Y (ou millenials) avait d’ailleurs déjà mis en avant l'importance de cet enjeu, tandis que 85%* de la génération Z l'intègrent désormais comme un besoin primordial, bien avant la rémunération (49%) et juste derrière l’intérêt pour le poste (92%).
De ce fait, mettre en place des programmes ou activités contribuant à l'ambiance globale de l'entreprise devrait être considéré. En plus de créer du lien, la motivation et la rétention salariale en seront positivement impactées.
L'entreprise comme pilier du lien social
Dotée d’un fort esprit d’équipe, la génération Z accorde au facteur social une place particulière. Selon une étude menée par Élodie Gantina (professeur à l'IESEG et spécialiste de la génération Z), 28,8%* des digital natives déclarent que l'équipe est l'élément le plus important du travail. De manière plus globale, 56%* d'entre eux affirment que l'ambiance de travail et la communication entre collègues sont des facteurs déterminants pour aller travailler.
Malgré sa réputation de génération « hyper connectée », la génération Z reste très attachée aux interactions physiques. Cette dernière souhaite une sociabilité et une collaboration physique, afin de préserver les liens. En 2019, 79%* des Z souhaitaient que l'entreprise offre un bureau physique. La crise sanitaire et les différents confinements imposés aux entreprises ont d’ailleurs renforcé ce désir (Mazars et OpinionWay*).

