Décret BACS et automatisation énergétique : obligations à venir, pilotage du bâtiment et conséquences pour les actifs tertiaires.
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Le décret BACS prévoit de nouvelles obligations en matière de pilotage énergétique dans les bâtiments tertiaires. Ces exigences vont s’appliquer progressivement à un nombre croissant de bâtiments, avec des impacts concrets sur l’exploitation, les travaux à prévoir et les décisions immobilières.
Le BACS (Building Automation and Control System) désigne l’ensemble des systèmes d’automatisation et de contrôle permettant d’assurer l’automatisation énergétique et le pilotage des équipements techniques d’un bâtiment tertiaire. Il s’appuie le plus souvent sur une GTB(Gestion Technique du Bâtiment).
Un système BACS permet par exemple de :
Contrairement à une simple supervision technique, un BACS fournit des informations exploitables pour ajuster les réglages et améliorer la maîtrise des consommations énergétiques.
Le calendrier du décret BACS comporte encore plusieurs échéances importantes à anticiper, en particulier pour les bâtiments tertiaires existants.
À compter du 1er mars 2026, de nouvelles obligations deviennent applicables pour certains bâtiments existants, conformément au décret publié fin décembre 2025 .
À plus long terme, le dispositif prévoit une extension progressive des obligations aux bâtiments tertiaires équipés de systèmes de chauffage ou de refroidissement dont la puissance dépasse 70 kW. Selon les situations, la date de référence peut évoluer, avec une mise en conformité prévue au plus tard à l’horizon 2030.
Ces échéances doivent être intégrées dès maintenant dans les stratégies de travaux et d’investissement portant sur des actifs tertiaires.
La mise en place d’un BACS modifie la façon dont le pilotage du bâtiment est assuré au quotidien. Les équipements techniques sont suivis et ajustés en continu en fonction des usages.
Les plages d’occupation, les températures et les horaires peuvent être adaptés plus finement, avec un impact direct sur les consommations énergétiques .
Les consommations sont enregistrées et comparées dans le temps, ce qui facilite l’identification de dysfonctionnements. Pour les gestionnaires, cela suppose d’intégrer ces outils dans les pratiques d’exploitation courante.
Enfin, la conformité au décret BACS peut nécessiter des ajustements techniques . Selon l’état du bâtiment, il peut s’agir d’un simple ajustement des systèmes existants ou de travaux plus conséquents sur les équipements. Ces éléments doivent être intégrés à la planification des travaux et au budget d’exploitation.
Un système de pilotage énergétique opérationnel limite l’incertitude sur les consommations et réduit le risque de travaux correctifs à court terme. Dans une transaction, cet élément peut peser favorablement sur l’appréciation de la valeur du bien.
À l’inverse, un bâtiment non conforme oblige l’acquéreur à prévoir des investissements à court terme. Le coût et le calendrier de mise en conformité doivent alors être intégrés dans l’analyse financière pour un ajustement du prix ou une révision du programme de travaux post-acquisition.
La question se pose également lors des cessions ou des remises en location. Un actif nécessitant une mise à niveau BACS peut compliquer les négociations, notamment lorsque les travaux impactent l’exploitation ou les charges. Un bâtiment déjà équipé offre en revanche une meilleure lisibilité sur les conditions d’occupation et sur les engagements futurs.
Le décret BACS renforce ainsi l’écart entre les bâtiments capables d’intégrer rapidement les exigences réglementaires et ceux pour lesquels la conformité suppose des investissements plus lourds.
Arthur Loyd accompagne les propriétaires, investisseurs et utilisateurs dans l’analyse de ces obligations, afin d’en mesurer les impacts concrets sur leurs actifs et leurs projets immobiliers.
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