Si le bureau reste l’actif privilégié, en concentrant plus de 60 % des montants investis, cette classe d’actifs signe son plus mauvais premier semestre depuis 2009-2010. Le commerce, en revanche, tire son épingle du jeu et enregistre un volume largement au-dessus de sa moyenne décennale, grâce notamment au monopoly que se livrent les acteurs du luxe au travers d’opérations mêlant prises de position stratégiques et investissements immobiliers.
Malgré de nombreux signaux négatifs - assèchement des liquidités interbancaires dû au resserrement monétaire historique ou encore remontée de l’Obligation d’Etat compressant de fait la prime de risque immobilière – l’immobilier reste une allocation privilégiée pour les investisseurs, et plus particulièrement ceux en capacité de se positionner en fonds propres. La problématique réside essentiellement aujourd’hui dans l’acceptation par les vendeurs de la hausse des taux de capitalisation, notamment en fonction de la localisation et de la qualité de signature du bail. Deux paramètres qui hiérarchisent de nouveau les taux de rendement immobiliers, notamment en région parisienne, où la reconstitution des primes de localisation est le seul chemin permettant de retrouver une certaine liquidité.