Les 10 concepts WELL évaluent la manière dont un bâtiment agit sur la santé et le bien-être de ses occupants. Air, eau, lumière, acoustique, confort thermique, matériaux, mouvement, alimentation, santé mentale et communauté structurent cette approche appliquée aux bâtiments tertiaires.
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Le label WELL influence directement la santé, le confort, la concentration et les comportements des occupants. C’est cette relation entre l’environnement bâti et le bien-être que le WELL Building Standard cherche à mesurer. Dans sa version, le référentiel WELL s’organise autour de 10 concepts : l’air, l’eau, l’alimentation, la lumière, le mouvement, le confort thermique, le son, les matériaux, la santé mentale et la communauté.
Le concept Air s’intéresse à l’un des premiers facteurs de santé dans un bâtiment, à savoir la qualité de l’air respiré par les occupants.
Dans les bureaux, les espaces de coworking ou les immeubles tertiaires, un air mal renouvelé ou chargé en polluants peut favoriser les maux de tête, la fatigue, les troubles respiratoires et la baisse de concentration.
Pour l’éviter, l’approche WELL considère les équipements de ventilation et filtration, s’intéresse à la limitation des fumées de tabac, à la gestion des polluants de chantier et aux composés organiques volatils (COV). Plusieurs paramètres comme les particules fines, les gaz organiques ou certains gaz inorganiques sont surveillés de près. L’idée est que l’air délivré dans les espaces occupés atteigne un niveau compatible avec le maintien en bonne santé des usagers.
Pour le concept Eau, WELL évalue la qualité chimique, biologique et organoleptique de l’eau, mais aussi sa gestion dans le bâtiment (distribution, maintenance, surveillance et prévention de risques comme la légionelle).
Dans les espaces de travail, la question de l’eau est trop souvent considérée comme acquise ou secondaire. Le référentiel WELL interroge systématiquement la capacité des occupants à disposer d’une eau potable de qualité, accessible et contrôlée. Certaines optimisations encouragent l’accès facilité à l’eau potable, par exemple via des points de distribution bien répartis ou des dispositifs favorisant le remplissage de gourdes.
Une bonne accessibilité à l’eau soutient l’hydratation, la vigilance et la performance cognitive. Dans une démarche WELL, le bâtiment est un support actif des bons comportements de santé.
Le concept Alimentation concerne les environnements où le projet vend ou met à disposition des aliments et boissons. Il ne s’agit pas d’imposer un régime alimentaire unique, mais de créer des conditions favorables à des choix plus sains et plus équilibrés.
WELL se penche notamment sur la disponibilité des fruits et légumes, la transparence nutritionnelle, l’information sur les allergènes, la qualité des espaces de restauration et l’éducation nutritionnelle.
Dans un immeuble tertiaire, ce concept peut concerner une cafétéria, un restaurant d’entreprise, des distributeurs automatiques ou des offres de restauration contractées par l’employeur ou le propriétaire.
Pour les entreprises utilisatrices, il est aussi question de culture d’entreprise. Un espace de restauration bien conçu favorise les interactions sociales et l’adhésion.
Le volet Lumière porte sur la qualité de l’éclairage naturel et artificiel. Ce concept WELL évalue la capacité de la lumière à limiter l’éblouissement, améliorer le confort visuel et respecter les rythmes circadiens.
Dans les bureaux, l’exposition lumineuse influence la vigilance, la fatigue et la concentration. Une lumière trop faible, trop froide, trop uniforme ou mal orientée peut détériorer l’expérience de travail.
Pour qu’un espace tertiaire puisse respecter le concept WELL de lumière, il doit recevoir suffisamment de lumière naturelle en journée et fournir un éclairage artificiel performant dès que nécessaire avec un bon rendu des couleurs. Les occupants doivent aussi pouvoir réguler facilement les différentes sources de lumière.
Ce concept est particulièrement intéressant en construction neuve car il fait le lien entre l’architecture, les façades, l’implantation des postes de travail et les systèmes techniques.
La sédentarité est un risque sanitaire majeur dans les environnements de travail. Avec le concept mouvement, WELL valorise les configurations qui encouragent naturellement les déplacements, les changements de postures et l’activité physique.
On parle d’ergonomie des postes de travail, d’alternatives de circulations actives, de zones propices à l’activité physique… Il ne s’agit pas de transformer chaque immeuble en salle de sport, mais de réduire les freins quotidiens au mouvement.
Dans un actif tertiaire, ce concept peut se traduire par des escaliers attractifs, des espaces extérieurs accessibles, des locaux à vélos bien dimensionnés ou du mobilier permettant l’alternance entre positions assise et debout.
Relativement subjectif, le confort thermique est un sujet sensible dans les bureaux. Une température jugée acceptable par un occupant peut être inconfortable pour un autre. Face à cette variabilité, le concept WELL passe par un contrôle utilisateur et un suivi de la satisfaction.
Le concept Confort thermique couvre la température de l’air, l’humidité relative, la vitesse de l’air, la température radiante, le zonage thermique, les dispositifs de contrôle local et les enquêtes de satisfaction. L’objectif est de créer un environnement stable, capable de s’adapter aux usages et aux ressentis.
Un bâtiment performant sur le papier peut être mal vécu si ses usagers n’ont aucun contrôle sur leur environnement thermique. WELL remet donc l’expérience réelle au centre de l’évaluation.
Open space, salles de réunion, espaces collaboratifs, restaurants d’entreprise… Tous ces lieux produisent des ambiances acoustiques différentes pouvant être une source de fatigue sonore en milieu professionnel.
La cartographie acoustique des lieux et l’organisation des espaces selon leurs usages permet d’agir sur la diffusion du bruit. Les actions clés de ce concept WELL sont l’isolation entre espaces et la réduction du temps de réverbération.
Dans les bureaux, l’acoustique est aussi une question de confidentialité et de qualité des échanges. De plus, ce critère fait partie de ceux qui sont immédiatement perçus par les collaborateurs qui évaluent la qualité de l’environnement de travail.
Le souci de la qualité de l’air en intérieur pose aussi la question des produits présents dans le bâtiment. Dans ce contexte, le concept WELL de matériaux encadre la composition des revêtements, peintures, colles, mobilier, isolants, produits de nettoyage, équipements et matériaux de finition. L’objectif est de réduire l’exposition des occupants à des substances dangereuses ou préoccupantes (amiante, plomb, mercure, PCB, composés organiques volatils, retardateurs de flamme ou substances persistantes).
Le référentiel encourage aussi la transparence sur les ingrédients, la sélection de produits mieux documentés et la mise en place de pratiques de nettoyage moins nocives.
Ce concept est particulièrement important en rénovation, où l’existant peut contenir des matériaux anciens ou mal documentés. Il l’est aussi en aménagement intérieur, car les choix de mobilier, de sols, de peintures ou de cloisons peuvent modifier durablement la qualité de l’air intérieur.
Le concept de Santé mentale (Mind dans le référentiel d’origine) cherche à promouvoir la récupération et la relation à la nature. WELL reconnaît que l’environnement bâti influence l’équilibre psychologique des occupants, en particulier dans les espaces de travail où la charge cognitive est élevée.
Ce concept WELL peut inclure la sensibilisation à la santé mentale, les programmes de gestion du stress, les ambiances apaisantes ou encore les politiques favorisant de meilleurs rythmes de travail. Côté bâtiment, cela se traduit par la qualité des ouvertures vitrées sur l’extérieur et une approche biophilique des espaces intérieurs (qui tient compte de notre besoin fondamental d'être en contact avec la nature).
Les burn-out, la fatigue chronique et le désengagement sont aussi influencés par la qualité des lieux. WELL permet d’intégrer ces dimensions dans une stratégie immobilière et RSE plus large.
Le concept Communauté élargit la certification au-delà des paramètres physiques. Il évalue la manière dont le bâtiment et son exploitation soutiennent l’inclusion, la sécurité, l’accessibilité, et la santé.
Cela passe par l’information des usagers, la préparation aux situations d’urgence, l’accessibilité universelle, les politiques familiales... Ce concept rappelle que le bien-être passe aussi par un sentiment, celui d’être accueilli, écouté et protégé.
Pour un propriétaire ou une entreprise, ce concept relie le bâtiment à la marque employeur, à l’expérience collaborateur et aux engagements sociaux de l’organisation.
Cette performance, mesurée et vérifiée par les concepts WELL permet d’entrer dans une démarche de certification WELL.
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