La certification WELL évalue la performance réelle d’un bâtiment en matière de santé et de bien-être. Inscription, définition du périmètre, choix des critères, dépôt des preuves, audit sur site et attribution du niveau : voici les principales étapes pour certifier un actif tertiaire.
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La certification WELL repose sur une méthode qui évalue la capacité réelle d’un bâtiment à soutenir la santé et le bien-être de ses occupants. C’est ce qui distingue WELL d’un cahier de bonnes pratiques. Le projet doit prouver que les exigences du référentiel sont respectées.
Le WELL (lien page pilier) Building Standard place l’expérience au centre de l’évaluation immobilière. Les dix concepts (lien 10 concepts) du référentiel traduisent la santé des occupants en exigences mesurables : air, eau, lumière, confort thermique, acoustique, matériaux, mouvement, alimentation, santé mentale et communauté.
Pas d’auto-déclaration, une certification WELL est accordée sur la base de mesures réalisées sur site par un auditeur indépendant. La démarche doit être anticipée assez tôt car elle engage à la fois la conception architecturale, les pratiques d’exploitation et la maintenance.
Pour commencer, il faut définir le champ d’application de la certification WELL. Le périmètre peut concerner un immeuble entier, une partie d’immeuble ou des espaces intérieurs occupés par une entreprise.
Le périmètre retenu conditionne les exigences, les espaces à documenter, les systèmes techniques à contrôler et les zones soumises à la vérification de performance.
Pour un immeuble tertiaire, cette étape permet d’identifier les responsabilités respectives du propriétaire, du locataire, de l’exploitant et des équipes de conception. Certaines exigences relèvent du bâtiment lui-même, d’autres dépendent des politiques d’entreprise ou des services fournis aux occupants.
L’inscription à la certification WELL se fait par la plateforme digitale dédiée. Elle sert à la fois d’outil d’enregistrement, de gestion de projet et de dépôt documentaire.
À ce stade, le projet renseigne ses informations générales : localisation, surface, usage, périmètre, typologie d’occupation et caractéristiques principales.
En WELL 2(lien WELL 2 VS WELL1) la logique est plus flexible que dans la première version du référentiel. La plateforme aide à construire une grille d’évaluation (scorecard) adaptée aux espaces et aux usages du projet. Cette feuille de route indique les conditions obligatoires à respecter et les optimisations que l’équipe projet choisit de viser pour obtenir le niveau souhaité.
La certification WELL repose sur deux familles d’exigences.
Il y a d’un côté les conditions obligatoires pour obtenir la certification, quel que soit le niveau visé. Elles couvrent les exigences fondamentales du référentiel, par exemple la qualité de l’air, la qualité de l’eau, la ventilation, l’éclairage, l’ergonomie, la gestion de certains matériaux ou l’information des occupants.
De l’autre, il y a les optimisationsoptionnelles qui rapportent des points. Plus le projet valide d’optimisations, plus il peut atteindre un niveau élevé de certification.
WELL 2 prévoit quatre niveaux : Bronze (40 points), Silver (50 points), Gold (60 points) et Platinum (80 points). Les projets doivent également respecter certaines règles de répartition des points selon les concepts.
Sur un immeuble neuf, il est possible d’actionner des leviers architecturaux et techniques dès la conception. Pour un actif existant, mieux vaut privilégier des améliorations d’exploitation, des ajustements de confort ou des services aux occupants. L’important est de rester sur des optimisations réalistes.
Les documents annotés, d’assurance et généraux sont déposés sur la plateforme digitale WELL.
Les documents annotés sont par exemple des plans, des documents de conception, des plannings d’exploitation, des politiques internes et supports de communication, des enquêtes ou des notes professionnelles.
Les lettres d’assurance sont signées par les professionnels responsables (architectes, entreprises, ingénieurs CVC, maître d’ouvrage ou propriétaire selon les cas).
Les documents généraux viennent cadrer le projet (accord de certification signé, checklist, plans, description du projet, liste des critères visés et preuve d’achèvement des travaux).
Un projet peut avoir mis en place de très bonnes pratiques, mais perdre du temps si les preuves sont incomplètes ou impossibles à rattacher aux exigences WELL.
La revue documentaire est réalisée par un auditeur WELL. Son rôle est de vérifier que les documents appuient la conformité du projet aux conditions et aux optimisations visées.
L’auditeur WELL répond généralement sous une vingtaine de jours ouvrés après soumission, en précisant si les documents sont satisfaisants ou si des informations complémentaires sont nécessaires. Une seconde revue peut être réalisée après correction ou ajout de pièces.
Cette phase confirme que les engagements de conception, d’exploitation et de politique interne sont suffisamment documentés pour passer aux tests sur site.
La vérification de performance est le cœur de la certification WELL. Elle permet de passer d’un dossier documentaire à une preuve physique de performance. Un agent WELL assigné au test de performance réalise les contrôles sur site.
Les mesures effectuées portent sur la qualité de l’air et de l’eau, la lumière, les paramètres thermiques et les performances acoustiques. Certains échantillons peuvent être envoyés en laboratoire pour l’analyse du radon, des formaldéhydes, des COV ou des contaminants de l’eau.
Après la vérification de performance, le projet est évalué par un rapport WELL. Ce document présente l’évaluation critère par critère et indique si les exigences poursuivies sont approuvées ou non. Il inclut les résultats d’inspection, les analyses de performance et le statut des documents soumis.
Si certains critères ne sont pas satisfaits, le rapport identifie les écarts. L’équipe projet peut alors engager des actions correctives, demander de nouveaux tests ou contester certains résultats dans le cadre des procédures prévues. Après émission, l’équipe a 180 jours calendaires pour accepter le rapport, engager les actions requises ou déposer un recours.
Lorsque le rapport est accepté et que les exigences sont satisfaites, le projet obtient officiellement son niveau de certification WELL.
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