Ce qu'il faut retenir
Cette année encore : les volumes investis n’atteignent même pas un milliard d’euros. Une baisse drastique de 64 % en un an et de 72 % par rapport à la moyenne décennale.
Les classes d’actifs traditionnelles, à savoir le bureau et le commerce, sont les plus durement affectées par cette atonie du marché. Seul le Quartier Central des Affaires parisien réussit à attirer les investisseurs en quête d’actifs tertiaires liquides. Le commerce affiche, pour sa part, un montant d’investissement global majoritairement composé par la vente du centre commercial O’Parinor pour un montant proche de 200 millions d’euros.
Les investisseurs misent davantage sur l’industriel, et notamment la logistique qui enregistre une hausse de 48 % par rapport à sa moyenne décennale. Un regain d’intérêt qui s’explique, entre autres, par une décompression des taux de rendement prime plus rapide que pour d’autres classes d’actifs. Par ailleurs, la diversification des allocations d’actifs n’est plus un phénomène ponctuel : l’immobilier d’entreprise banalisé perd petit à petit des parts de marché au profit des actifs dits « alternatifs ».
Point positif, l’ajustement des prix se poursuit, particulièrement en bureaux, de concert avec la reconstitution des primes de localisation en IDF. Ces nouveaux consensus de marché pourraient favoriser le retour des investisseurs au 2ème semestre, lorsque la BCE aura acté une baisse de ses taux directeurs.