Au cours de l’année 2021, le marché des bureaux en régions a retrouvé des couleurs avec 1 281 900 m² commercialisés, un volume en hausse de 42 % par rapport à une année 2020 marquée par l’irruption de la pandémie de Covid-19. Les huit métropoles passées au crible par Arthur Loyd retrouvent ainsi un volume cumulé semblable à celui de 2017, quand l’Ile-de-France n’a toujours pas retrouvé celui de… 2009.
Dans le détail, Lyon demeure toujours le premier marché régional, avec 291 200 m² placés, un niveau supérieur à la moyenne décennale, mais qui n’a pour autant pas encore retrouvé les volumes exceptionnels des années 2018-2019. Les 49 transactions de plus de 1 000 m² recensées en 2021 témoignent un réel dynamisme de l’écosystème lyonnais, mais le segment des « méga deals » souffre encore du gel de certains projets. Fait notable, 79 % des volumes de transactions sont concentrés en intramuros (Part-Dieu, Presqu’Île, Gerland, Villeurbanne…). Cette recherche de centralité des utilisateurs n’est pas anodine, et témoigne leur volonté d’élargir leur bassin de recrutement grâce aux excellentes infrastructures de transports de la capitale des Gaules.
D’autres métropoles régionales se distinguent en 2021 : c’est notamment le cas de Lille, qui signe sa deuxième performance historique, et de Nantes et Montpellier, qui atteignent des volumes de transactions record.
Ainsi la demande placée de bureau à Lille fait un bond spectaculaire de + 98 % en 2021, et se positionne à 274 100 m², un volume proche du record qui avait été atteint en 2018. « Jamais, depuis 15 ans, nous n’avions enregistré un si faible écart entre les volumes placés de Lille et Lyon » observe Benoît Tirot, Directeur Général des filiales régionales du Groupe Arthur Loyd. Il faut toutefois souligner la part importante des comptes propres cette année : 98 300 m², un volume qui illustre bien la capacité des opérateurs à imaginer des solutions immobilières de grand gabarit, mais qui limite également l’absorption de l’offre existante ou lancée en blanc.
Le marché des bureaux à Nantes atteint 127 300 m² en 2021, en progression de + 48 % par rapport à 2020. Cette performance s’explique notamment par une forte hausse des transactions dans le neuf, à 50 900 m² (+ 89 %). « Nantes se caractérise toujours par la grande diversité de ses utilisateurs » poursuit Benoît Tirot : secteur bancaire, services, startups locales, établissements d’enseignement supérieur… Finalement, cette performance n’a rien de surprenante dans un territoire qui enregistre en moyenne 7 000 créations nettes d’emplois par an depuis cinq ans ; cela tend à démontrer les solides fondamentaux qui caractérisent désormais Nantes.
La commercialisation de bureaux à Montpellier poursuit également son ascension, et voit son marché tertiaire atteindre un volume inédit de 112 400 m² en 2021, après 71 600 m² en 2020 et 102 200 m² en 2019, avant-Covid. En 2021, pas moins de 18 transactions de plus de 1 000 m² y ont été réalisées,