Elisa Givaudan | Bonjour Clémence Robin, merci de nous accueillir chez Citégestion aujourd'hui.Est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter un petit peu, présenter l'entreprise, votre activité ?
Clémence Robin | Bonjour Elisa, je vous remercie d'être venu jusqu'à nous. Je m'appelle Clémence Robin, je suis directrice commerciale et partenariats de Citégestion. Citégestion, c'est une filiale du groupe EDF nous sommes spécialisés dans l'édition de logiciels à destination des villes intelligentes. Nous sommes aujourd'hui dans la Tour Pacific, à la Défense.
Elisa Givaudan | Est-ce que vous disposez d'autres lieux de travail en régions et est-ce que vous avez mis en place une politique d'accompagnement de vos collaborateurs pour des mouvements Paris – régions, ou inversement, de la région vers Paris ?
Clémence Robin | On a des locaux à Paris en région parisienne et on travaille aussi à Éguilles, qui est une ville à côté d'Aix-en-Provence, vraiment collée à Aix-en-Provence. Les salariés travaillent sur l'un ou l'autre des sites, mais on a aussi des salariés qui travaillent dans d'autres régions et qui viennent plusieurs jours par mois sur site, sur l'un ou l'autre des lieux de rattachement. C'est au choix du salarié de choisir son pôle de rattachement de la même façon, on est assez flexibles en fait, sur le lieu de travail au quotidien.
Elisa Givaudan | Et est-ce que pendant cette crise du COVID, vous avez des salariés qui ont souhaité déménager en régions ?
Clémence Robin |Bien entendu, c'est l'appel de la campagne. On a un certain nombre de salariés, surtout parisiens, qui ont déménagé alors à Aix-en-Provence ou ailleurs, dans d'autres régions et qui font la navette pour venir quelques jours travailler en collaboration avec les uns et les autres.
Elisa Givaudan | On a été mis en télétravail forcé en 2020. Est-ce que ça a eu un impact au niveau RH chez vous sur vos recrutements ?
Clémence Robin | Sur le recrutement, ça a été un vecteur facilitant en fait, la mise en place du télétravail. Bien sûr, il y a eu une période d'adaptation. On a mis en place des outils, on a mis en place une politique salariale un peu différente, on a fait des modifications. Ce qui est sûr, c'est qu'on avait du télétravail auparavant. Tout le monde ne faisait pas du télétravail. Tout le monde est passé en télétravail et en sortie, on a augmenté le nombre de jours de télétravail puisque la productivité a été aussi augmentée, donc c'était quelque chose d'assez naturel, finalement. Tout ce qui attrait au recrutement, en fait, a été accéléré. Pourquoi ? Parce qu'on a permis, on se permet aujourd'hui, d'aller chercher des ressources un petit peu partout en France, mais même en Europe, en ayant cette politique de télétravail, qui est plus permissive. L'important pour nous, c'est vraiment qu'on ait des moments, des lieux, pas forcément à Paris, pas forcément à Aix-en-Provence d'ailleurs, où on se retrouve et où on peut partager en personne. Le contact humain reste quand même nécessaire. Les outils informatiques sont bons, sont vecteurs de communication, mais on ne peut pas remplacer le contact humain. Donc, à partir du moment où on a mis en place ces instances, les vannes du recrutement se sont ouvertes et au contraire, ça a été un vecteur facilitant. Ce que l'on fait, c'est qu'on a trois jours en télétravail par semaine. Certains salariés ont demandé à venir plus, tant mieux. Il faut qu'on ait des conditions d'accueil. On a mis en place du flex office de façon à ce que tout le monde puisse s'arranger et s'organiser comme il le souhaite. Les horaires de travail ne sont pas non plus établis à heures fixes. Chacun s'organise comme il en a envie. Et par contre, le deal, c'est qu'il y ait des moments où on se retrouve à un endroit par équipe, par la maille de l'entreprise, par entité ou Business Unit peu importe, pour échanger.
Elisa Givaudan | Est-ce que ça vous donne envie de vous développer davantage en régions, d'avoir peut-être des tiers lieux dans certaines régions de la France ?
Clémence Robin | Oui, tout à fait. Ça a évoqué certaines vocations, l'appel de la mer en particulier pour certains, donc c'est des choses auxquelles on réfléchit. Tout va dépendre du nombre et tout dépend aussi des projets qu'on a sur les différents territoires. Ça nous permet aussi de nous rapprocher de nos clients.
Elisa Givaudan | On parle beaucoup des régions et des grands enjeux sociétaux liés aux territoires. Est-ce que vous pouvez nous parler un petit peu de la Smart City en tant que spécialiste ?
Clémence Robin | C'est un moyen d'arriver à un objectif. À un objectif décarboné, ou du moins à faible émission carbone. C'est un moyen d'apporter plus de services aux citoyens, aux locaux. C'est un moyen aussi de créer de la communication et une communication différente. Quand on parle de villes intelligentes, on parle souvent de technologie, mais la technologie n'est qu'un moyen pour y arriver. La conception de la ville intelligent par EDF voire par Citégestion, c'est vraiment la conception d'une ville résiliente qui va atteindre ses objectifs de faibles émissions de carbone à court terme.



