L’emploi dans les territoires : et si les métropoles n’avaient pas dit leur dernier mot ?
Les grandes métropoles régionales restent des moteurs de la création d’emplois. En 2022, les plus fortes créations d’emplois, en volumes, ont été observées dans les aires d’attraction les plus peuplées telles que Lyon, Toulouse, Aix-Marseille, Bordeaux, Nantes, etc.
La tendance à la littoralisation de l’économie se poursuit, la plupart des départements en forte croissance d’emplois sont situés le long de la façade Atlantique et sur le pourtour méditerranéen ; le couloir rhodanien présente également une dynamique importante. Plus schématiquement, la croissance démographique des zones côtières, des territoires du Grand Ouest français et de la moitié Sud est un levier des créations d’emplois, qu’il s’agisse de grandes comme de petites villes.
Le redémarrage économique de la région parisienne est le fait marquant de cette édition du Baromètre : après une longue période d’« hibernation » dû à la crise sanitaire, les départements d’Île-de-France (IDF) ont largement contribué à la croissance de l’emploi entre le 2ème trimestre 2022 et le 2ème trimestre 2023. Ainsi, 1 nouvel emploi sur 3 en France a été créé en IDF, dont plus de la moitié à Paris. L’IDF a retrouvé son rôle dominant dans sa contribution aux créations d’emplois en France. De manière inédite, elle a été plus particulièrement soutenue par le dynamisme de la capitale, qui bénéficie à plein des atouts de la centralité : les entreprises du tertiaire recherchent des localisations plus centrales pour s’assurer de fidéliser et d’attirer les talents.
Dans cette ère post-Covid, les métropoles, tant Paris que les capitales régionales, continuent à démontrer leur capacité à générer des emplois en masse. Mais un nouvel équilibre semble se dessiner entre des métropoles toujours attractives pour les employeurs, et une France moins dense sur le plan urbain, en cours de revitalisation économique. Un phénomène récemment amplifié par l’amorce d’un redémarrage de l’emploi industriel. Une future redistribution des cartes de l’attractivité territoriale serait-elle en train de s’esquisser ?
