L’ensemble des grands marchés de la dorsale sont ainsi orientés à la hausse, et concentrent 60 % de la demande placée totale. Si la région francilienne en demeure le pôle le plus actif, avec 378 000 m² commercialisés, le secteur lillois connaît quant à lui un niveau de demande placée record, stimulé notamment par 7 transactions sur des surfaces lancées en blanc. Bien que plus actifs qu’au premier semestre 2020, les marchés lyonnais et marseillais ne représentent respectivement que 12 % et 5 % des volumes commercialisés dans les principaux secteurs de la dorsale. Les secteurs secondaires connaissent quant à eux leur deuxième meilleure performance de la décennie, avec 564 000 m² placés. L’activité a été plus particulièrement soutenue dans l’Orléanais, la Normandie et le Grand-Est, concentrant 73 % de la demande placée totale.
La progression de la demande placée s’explique plus particulièrement par l’augmentation du nombre d’opérations supérieures à 40 000 m², cela alors que seules 2 transactions avaient été enregistrées en première partie d’année 2020 sur ce segment de surfaces. 6 transactions ont ainsi été enregistrées sur ce créneau en un semestre, équitablement réparties entre les pôles majeurs de la dorsale et les secteurs secondaires. Le segment des surfaces intermédiaires, allant de 20 000 à 39 999 m², demeure quant à lui le principal soutien du marché, représentant 37 % du volume commercialisé global.
Autre fait marquant, l’appétit des utilisateurs pour les surfaces neuves ou à construire ne se dément pas, alors que ces dernières représentent 72 % des volumes de transactions au premier semestre 2021. « Il s’agit là d’un nouveau record, rendu notamment possible par le dynamisme des pré-commercialisations portant sur des opérations en blanc, qui comptent pour 54 % des surfaces neuves commercialisées au premier semestre 2021. Elles démontrent ainsi que l’adage selon lequel l’offre crée la demande est bien toujours d’actualité en immobilier logistique » ajoute Didier Terrier.
Dans le sillage du premier semestre 2020, les prestataires logistiques s’affirment comme les acteurs les plus actifs du marché : avec 711 000 m² de surfaces commercialisées, ils font même preuve d’un dynamisme sans précédent dans la dernière décennie. Certains d’entre eux, à l’instar de SED (Dourges), se sont positionnés sur des surfaces XXL. D’autres, tels FM Logistics, Geodis ou encore ID Logistics, se sont illustrés par plusieurs transactions réalisées au cours du même semestre. Si elle progresse par rapport au début d’année 2020, la demande placée des chargeurs connaît quant à elle un léger fléchissement au regard de sa performance à long terme : elle s’avère ainsi inférieure de 8 % à la moyenne des volumes placés entre les premiers semestres 2015 et 2020.
L’offre de plateformes logistiques disponibles sous 6 mois dans les pôles majeurs de la dorsale acte une nette baisse au deuxième trimestre 2021, à un niveau de 1,6 million de m² à fin juin. Alors que le stock n’atteint plus que 913 000 m² en région francilienne, il baisse de 35 % en région lilloise, passant de 629 000 à 412 000 m². Les régions lyonnaise et marseillaise ne concentrent quant à elles que 15 % du stock, avec respectivement 110 000 et 132 000 m² disponibles sous 6 mois. Le potentiel de développement progresse quant à lui légèrement dans les pôles majeurs de la dorsale, atteignant 6,7 millions de m² à la fin juin 2021.