Quels critères pour un bureau aussi confortable que performant ?

Réponse

Les immeubles de bureaux se transforment aujourd’hui selon une logique de confort accru et de qualité de vie au travail (QVT).

 

Défini en 2013 dans un accord national interprofessionnel par les grandes entreprises françaises, le concept de qualité de vie au travail regroupe divers éléments comme l’égalité professionnelle, les bonnes relations avec les collègues, des conditions de travail saines ou une culture d’entreprise à laquelle on se sent appartenir.

L’aménagement approprié des espaces de travail contribue à améliorer la qualité de vie des employés dans chacun de ces domaines. Par ailleurs, le bon aménagement des espaces de travail n’est pas seulement bénéfique pour les employés : les entreprises qui s’y engagent y trouvent aussi leur compte, car performance et bien être vont de pair !

 

Différentes études tendent à démontrer que ce processus contribue à une meilleure productivité. Selon le baromètre IPSOS-Edenred, 37% des employés français qui assurent être heureux au travail déclarent aussi être plus motivés et plus impliqués. Une étude de Bloom at Work a même mesuré qu’une entreprise dont les salariés sont épanouis serait en moyenne 43% plus productive. Ses équipes déploieraient alors 86% de créativité et 65% d’énergie en plus.

 

À côté de l’enjeu de la qualité de vie, le monde du travail se transforme, notamment en intégrant davantage de pratiques nomades. À ce titre, la société d’études Comptoir de la nouvelle entreprise (Malakoff Humanis) a mesuré en 2019 que 30% des salariés français pratiquaient le télétravail. Ce chiffre grimpe à 38% fin 2021, après la crise Covid.

Pour l’employeur qui rénove ses bureaux, ou en recherche de nouveaux bureaux, l’enjeu est donc d’améliorer les conditions de travail de son équipe tout en accompagnant efficacement les nouveaux modes de travail : flex office, télétravail, travail hybride, travail nomade.

 

L’environnement de travail au cœur de la démarche QVCT

Sur le plan juridique, la démarche QVT relève d’une obligation de sécurité de résultat de l’employeur. Prévue par l’article L 4121-1 du Code du travail, celle-ci autorise la sanction d’un employeur qui n’aurait pas pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés.

Une entreprise peut mettre en place de nombreuses actions pour conduire une démarche QVT. L’objectif est :

  • de promouvoir la qualité de vie au travail,
  • de motiver ses salariés,
  • de faire la prévention des rps - ou risques psychosociaux - comme le stress ou l’épuisement, qui ont des conséquences :  absentéisme, turnover, accidents, etc.

En amont, il y a un travail de diagnostic à effectuer pour faire une évaluation du niveau de satisfaction au travail des employés. Miser sur un comité de pilotage est une bonne idée pour gérer cette nouvelle approche du travail et sa mise en place.  

Les éléments déterminants sur lesquels il faut intervenir sont : le management, le contenu du travail, les possibilités de formation, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, les opportunités de développement professionnel et l’environnement de travail.

 

Un bureau qui accompagne la transformation du monde du travail

Le nomadisme est une réalité du travail moderne. Cette réalité implique un besoin de connectivité accru sur son lieu de travail, ainsi qu’un besoin d’échanges auquel les locaux doivent répondre.

 

Le besoin de connectivité

Dans la mesure où salariés et collaborateurs effectuent de plus en plus de tâches à distance, le bureau idéal lorsqu’il est occupé doit fournir aux utilisateurs une connectivité et une bureautique optimales : un impératif dans le cadre du nomadisme professionnel qui concerne de plus en plus de professionnels.

On pense notamment à des prises électriques suffisamment nombreuses pour brancher ordinateurs et téléphones. On pense aussi à un réseau WiFi performant, avec des routeurs qui permettent de se connecter facilement aux quatre coins des locaux. Certaines entreprises, selon leur activité, ont également intérêt à équiper leur personnel avec des imprimantes ou de grands écrans.

 

Le besoin d’échanges

Considérant que les tâches individuelles sont de plus en plus accomplies à distance, la fonction première des bureaux a été changée.

L’entreprise n’est plus seulement un lieu de travail, mais un espace de vie à part entière au sein duquel le lien social, l’émulation, la créativité jouent un rôle primordial.

 

Échanger de vive voix, entre plusieurs collaborateurs, en direct et en observant les visages des autres est une activité à laquelle la technologie n’a pas encore pu tout à fait suppléer.

Les visioconférences ne suffisent pas à impliquer les participants aussi bien qu’une réunion réelle. C’est donc autour de cette fonction sociale essentielle que les bureaux doivent être repensés. De grandes salles de réunions confortables, aérées, et bien équipées avec tableaux et projecteurs constituent le cœur de la nouvelle entreprise.

 

L’enjeu de la qualité de vie au travail

L’amélioration de la qualité de vie au travail est un des enjeux clefs de l’entreprise qui cherche de nouveaux espaces de travail. Celle-ci doit déjà se soucier de respecter les normes.

Par ailleurs, elle doit tenir compte dans son budget de l’influence du cadre de travail sur l’humeur du personnel. Un bon cadre de travail permet de limiter l’absentéisme, d’éviter le burn-out et d’augmenter la productivité des équipes en répondant à leur besoin d’appartenance.

 

Respecter les normes de référence

En ce qui concerne les postes de bureau en eux même, ils doivent être dotés de sièges confortables et offrir un espace suffisant entre les salariés afin de garantir confort et intimité.

À cet égard, il est bon de savoir que la loi française, en l’état actuel du droit, n’impose pas de surface minimale par personne. Elle se contente de soumettre les employeurs à l’obligation d’assurer la sécurité et une bonne santé aux personnes.

 

Toutefois, l’Administration conseille de suivre la norme Afnor NF X 35-102. Cette norme prescrit 11m2 au minimum par personne en open-space, et 15m2 dans le cas spécifique d’un environnement bruyant (sur une plateforme d’appels par exemple).

 

Augmenter la productivité des équipes en répondant à leur besoin d’appartenance

Qu’il s’agisse des entreprises ou de leurs salariés et collaborateurs, chacun considère que les espaces de bureaux doivent désormais offrir un environnement de travail multifonctionnel : salles de réunions, lieux propices à la concentration, espaces extérieurs ou de restauration, salle de détente, bureaux collaboratifs, espaces extérieurs végétalisés aidant à la relaxation…

Pourquoi les entreprises les plus rentables de la Silicon Valley, suivies par leurs émules françaises, aménagent dans leurs locaux des cafétérias ou des salles de jeux ?

 

Passer du bon temps sur son lieu de travail incite les employés à créer des liens, à se serrer les coudes, et à se sentir appartenir à une unique communauté. Or, quand on nous donne un endroit où l’on se sent comme chez soi, on a envie de préserver et de défendre cet endroit.

Cette solidarité, qui répond au besoin humain d’appartenance à un groupe, est bénéfique pour l’entreprise comme pour son personnel.

 

Limiter l’absentéisme et éviter le surmenage professionnel

L’entreprise devient ainsi un lieu « hybride » où la frontière entre performance et équilibre de vie tend à disparaître.

La qualité de vie au travail implique en outre la mise en place d’équipements à même d’optimiser l’expérience utilisateur en matière de bien-être : lumière naturelle en lieu et place de l'éclairage artificiel, confort acoustique, climatisation adaptée et qualité de l’air deviennent ainsi des nécessités pour les immeubles de bureaux de demain.

 

Des critères de bien être dont les bénéfices s’étendent à l’entreprise dans son ensemble puisqu’ils se traduisent presque systématiquement par une meilleure concentration et une plus grande productivité chez les salariés.

À terme, le souci de la santé et de l’épanouissement des salariés permet aussi d’éviter les risques psycho sociaux et les maladies professionnelles.

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