À retenir en 5 points
- Expansion soutenue des enseignes : discounters et nouveaux entrants (ex. Wibra à Lille) accélèrent leurs plans d’ouverture.
- Négociations de loyers plus serrées : le couple loyer minimum garanti + loyer variable s’impose comme référence.
- Révolution alimentaire : 700 magasins changent d’enseigne ; le marché observe attentivement l’évolution des baux et des chiffres d’affaires.
- Investissements < 15 M€ plébiscités : plus de 40 % des transactions au T1 2024, avec des rendements > 7 % AEM.
- Part du commerce en hausse : 25 % des montants investis en immobilier d’entreprise en 2023, tendance croissante depuis 2016.
Un Salon repositionné et fédérateur
Le retour du SIEC en mai, avant un retour définitif à son créneau historique de juin, a offert aux professionnels du commerce leur premier grand temps fort de l’année. Au-delà du plaisir des retrouvailles, chacun a dressé le bilan des mois écoulés pour éclairer les perspectives.
Enseignes offensives, loyers sous pression
Les discounters et les concepts émergents poursuivent des plans de développement ambitieux.
« Le taux d’effort reste le nerf de la guerre, et de nombreuses enseignes hésitent encore à communiquer leur CA », note Pierre Rochard.
Le schéma loyer minimum garanti + variable apparaît comme le compromis gagnant-gagnant. Parallèlement, l’impact environnemental, et donc les charges, fait désormais partie intégrante des discussions.
700 magasins alimentaires en transition
La recomposition du paysage alimentaire mobilise bailleurs et investisseurs. Questions récurrentes : état des discussions avec les repreneurs, demandes de renouvellement, accès au CA des nouvelles enseignes… Les premiers enseignements sont attendus à la rentrée de septembre.
À retenir : le format GMS a prouvé sa résilience : +9 % de CA global en 2023 (source : Circana).
Investissement : le « sweet spot » des opérations < 15 M€
Les deals inférieurs à 15 M€ — souvent rémunérés au-delà de 7 % AEM — séduisent foncières familiales et investisseurs régionaux. Au-delà de 20 M€, le ticket reste plus exigeant :
- SCPI : collecte nette 2023 à 6 Md€ (vs 10 Md€ en 2022).
- Foncières & privés : apports en fonds propres de 30-40 % requis dans un contexte de resserrement monétaire.
2025 : horizon dégagé ?
Malgré une collecte encore hésitante, l’appétence pour le retail se confirme : depuis 2016, sa part d’investissement grimpe régulièrement. Si la BCE confirme l’assouplissement monétaire, la fin 2024 pourrait annoncer un regain d’activité… et une année 2025 plus animée qu’attendu.