Optimiser sa stratégie immobilière face à la crise

28 juillet 2021

La crise sanitaire se traduit par la nécessité pour les entreprises de repenser leur stratégie immobilière. Dans le cadre du télétravail et du nomadisme, la réduction et/ou l’optimisation des surfaces deviennent un enjeu économique crucial.

Rentabiliser les espaces professionnels en temps de crise

Eliminer les surfaces non-utilisées

L'immobilier est le deuxième poste de dépense des entreprises après les salaires : dans un contexte de généralisation du télétravail, certaines entreprises font le choix de réduire leur surface de bureaux afin de réaliser des économies significatives. En effet, le taux d'occupation réel des bureaux a été fortement impacté par la crise sanitaire, tombant parfois à 40 % selon les entreprises et secteurs considérés A titre d’illustration, une entreprise accordant 2,2 jours de télétravail à son personnel voit sa surface de bureaux nécessaire diminuer de 36 %. La start-up Bleckwen qui a déménagé ses locaux de La Défense vers Paris en 2020 va ainsi économiser 200.000 euros (nous parlons bien ici de loyers parisiens à relativiser en région) par an sur son loyer grâce à un recours plus intensif au télétravail et aux bureaux partagés. La sous location des espaces non-utilisés est également une option pour les entreprises désireuses d’optimiser leur stratégie immobilière  

Renégociation de bail et sous location

L'optimisation des dépenses immobilières passe également par la renégociation des loyers et la recherche de conditions contractuelles plus favorables à l'entreprise. Il s'agit donc pour celle-ci d'identifier les clauses juridiques ayant un impact financier significatif et de s'en servir comme levier. La renégociation du bail commercial nécessite le plus souvent l'accompagnement d'un professionnel de l'immobilier d'entreprise à même de mener avec le bailleur des négociations argumentées grâce entre autres à sa connaissance du marché et aux leviers mobilisables en la matière. Les espaces superflus peuvent aussi faire l’objet d’une sous-location, solution moins « radicale » que la restitution de locaux mais qui peut parfois être plus risquée. Le locataire principal reste en effet le seul responsable vis-à-vis du bailleur. Un avantage toutefois, le locataire principal pou peut récupérer des espaces au départ de son sous locataire en cas de besoin.  Là encore les conseils avisés d’un professionnel sont déterminants dans les choix à adopter.

De nouveaux espaces de travail plus flexibles

Accompagnant les nouveaux modes de travail et le nomadisme professionnel, le principe du Flex Office permet de mieux intégrer le télétravail et le Home-Office à la stratégie de l’entreprise. Celle-ci peut alors regrouper l’ensemble de ses collaborateurs sur un site unique de nature collaborative, offrant un environnement de travail connecté, flexible et optimisé en termes de surfaces. Les m² superflus peuvent alors être vendus ou reloués afin d’alimenter la trésorerie de l’entreprise, le siège social devenant un lieu d’émulation et de lien social par la création d’espaces collaboratifs et d’échanges en tenant compte des impératifs de mobilité des collaborateurs.

 

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