Franck Proust sur Nîmes Métropole : Le Marché Gare, future porte Ouest de Nîmes

Faire de la plus ancienne zone économique de Nîmes un écoquartier. C’est l’ambition affichée par l’agglomération de Nîmes Métropole, qui prévoit de transformer la Zac Marché Gare en « quartier actif durable » d’ici 2030.

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Franck Proust, pourquoi souhaitez-vous requalifier la zone du Marché Gare ? 

La Zac Marché Gare, seule zone d’activité de l’agglomération spécialisée dans le commerce de gros (fruits, légumes, fournitures, équipements, viande, boucherie…), est en concurrence directe avec les Marchés d’Intérêt National d’Avignon, Cavaillon, Montpellier ou encore Marseille. D’où notre volonté de procéder à une requalification du lieu en un quartier actif et durable.

 

Quel est l’esprit général du projet ? 

L’objectif est de faire de la plus ancienne zone économique de Nîmes un écoquartier, dans un objectif, ô combien important, de reconstruction de la ville sur elle-même. Ce sera l’emblème de la future porte ouest de Nîmes, forte de 12 500 emplois et connectée aux voies autoroutières et ferroviaires. La Zac Marché Gare représente à elle seule 1 800 emplois. Sa requalification s’inscrit sous le projet global de Porte Ouest (80 hectares) comprenant la requalification de la ZI de Saint-Césaire en symétrie de la voie ferrée la séparant du Marché Gare. L’ampleur du projet de transformation de la Porte Ouest de Nîmes s’inscrit dans un temps long, à horizon 10 ans. Le site du Marché Gare sera connecté au futur Pôle d’Échange Multimodal (PEM) de Saint-Césaire. Dynamique qui pourrait être amplifiée par le projet de contournement Ouest de Nîmes, dont l’enquête publique vient de faire l’objet d’un avis favorable.

 

Quels sont les chiffres-clés ? 

Ce chantier de 23 hectares comprendra plus de 110 000 m2 de surface de plancher totale dont 60 000 m2 pour le pôle tertiaire, 35 000 m2 pour le secteur agro-alimentaire, 8 400 m2 de locaux artisanaux et 7 000 m2 de tiers-lieux. Le projet répond à un objectif de désimperméabilisation des sols (86 % aujourd’hui, à 46 %), avec près de 8 ha d’espaces publics. La végétalisation sera à l’honneur, occupant 38 % de la surface totale contre 14 % aujourd’hui. Ce programme fait partie des grands projets d’aménagement et de développement économique de Nîmes Métropole, pour lequel l’agglomération investit 19 M€ sur les 45 M€ que mobilise ce projet.

 

Comment préserver l’identité forte de ce lieu ? 

La requalification du Marché Gare prend en compte la dimension historique des lieux, avec des bâtiments comme la halle aux bestiaux, à la signature architecturale propre aux années ouvrant les Trente Glorieuses. Nous avons souhaité, avec la SPL Agate (DG : Antoine Cotillon ; président : Julien Plantier), intégrer au maximum l’existant. Il s’agit de mettre en lumière ce qui fait la renommée de toujours de cette zone économique : un passé agro-industriel et marchand de la deuxième moitié du 20ème siècle, qui fait partie de la mémoire collective nîmoise. Le projet a obtenu le label QDO (Quartiers Durables Occitanie) niveau argent lors de sa phase de conception. Une exposition mémorielle s’est déroulée lors de l’été 2023, en partenariat avec la SPL Agate. Ce devoir de mémoire est indispensable pour ces femmes et ces hommes qui ont travaillé des décennies durant dans ce secteur. L’exposition a mis en images les grandes heures du Marché Gare, de sa conception à son apogée, et valorisé l’ampleur du programme de requalification. 

 

Côté calendrier, où en est-on ? 

Précédé par des travaux de déconstruction libérant ainsi les emprises procédant de l’économie circulaire et de réemploi des matériaux, le temps de l’opérationnel va survenir, avec le lancement des premières consultations promoteurs début 2024.

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