Ce qu'il faut retenir :
- La demande placée francilienne affiche 853 330 m² à fin juin, en légère baisse par rapport au 1er semestre 2023. Une différence toutefois plus prononcée par rapport à la moyenne décennale, de l’ordre de -18 %. Ce niveau de demande placée semble ainsi s’inscrire dans le nouveau cycle immobilier post-Covid.
- Un fléchissement plus marqué des surfaces prises à bail s’est observé au 2ème trimestre et s’explique notamment par la baisse de la demande placée des grands utilisateurs. 7 transactions ont été signées durant ces trois derniers mois pour un volume global de 98 000 m², contre 140 000 m² au 2ème trimestre 2023. Une tendance qu’il faut néanmoins nuancer puisque ce segment de surface ne présente pas de niveau trimestriel régulier.
- Par ailleurs, un recul - de près de 30 % - du marché utilisateurs du Quartier Central des Affaires parisien est à noter pour ce 1er semestre. Cette tendance baissière n’est cependant pas imputable à une érosion de l’offre, puisque le stock d’offre immédiate connait une hausse de 10 % en deux trimestres. En revanche, les autres arrondissements parisiens tirent leur épingle du jeu (+64 % en un an) grâce aux grandes transactions.
- Le segment des 1 000 m² - 5 000 m² se maintient, particulièrement dans le Croissant Ouest (+11 %). C’est par exemple le cas en Péri-Défense, dont le volume commercialisé pour ce segment a été multiplié par 3, alors même que les autres tranches de surface connaissent un repli significatif.
- L’offre immédiate poursuit sa hausse inéluctable avec 4,983 millions de m² vacants et disponibles. Paris connait une hausse de 15 % en deux trimestres, quand la périphérie enregistre une hausse de 3 %. Cette dernière concentre toutefois près de 85 % de l’offre disponible en IDF.
- Le 2ème semestre sera sans surprise conditionné au contexte économique avec, entre autres, une croissance faible, un climat des affaires stable mais légèrement en-deçà de sa moyenne historique, ainsi qu’une intensification des défaillances d’entreprise. Enfin, l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale pourrait limiter les mouvements des administrations publiques, pourtant dynamiques en 1ère partie d’année, avec trois signatures de plus de 5 000 m².