Un pôle tertiaire établi au Sud de Paris
Au Sud de Paris, la Porte d’Orléans constitue, avec les secteurs de Montparnasse et la ZAC Paris Rive Gauche, l’un des 3 pôles d’affaires plébiscités par les grands utilisateurs, qui permettent notamment aux entreprises qui y sont implantées de pouvoir attirer les talents nécessaires à leur développement.
Avec ses 200 000 m² de bureaux – près de 550 000 m² si l’on prend en considération la ville de Montrouge – le pôle d’affaires de la Porte d’Orléans, hier émergent, a gagné aujourd’hui en maturité. La tertiarisation de ce secteur, qui avait démarré principalement à proximité immédiate du Boulevard Périphérique où il est possible de bénéficier d’une adresse parisienne, s’est diffusée dans les localisations situées en « second rideau », ainsi que dans les communes voisines. On retrouve ainsi une réelle diversité d’entreprises présentes dans le secteur, avec notamment des acteurs de la banque-assurance (Crédit Agricole, Mutex, Audiens, etc.), de l’énergie (EDF, Edvance Orano…), des télécoms (Orange, TDF, France Télévisions), des services (Brinks, Edenred, Chronopost, Compass, TNS Sofres, Mediapost …) ou du secteur public – parapublic (ASN, ADEME, INSEE, etc.). Ces acteurs sont venus compléter les deux secteurs d’activités « historiques » de la Porte d’Orléans et du Sud parisien : la pharmacie (Pfizer, etc.) et l’édition (Mondadori, Bayard, Hachette, …). Enfin, un riche tissu de PME gravite autour de ces grands comptes, permettant d’inscrire durablement ce territoire dans le paysage économique francilien.
Signe complémentaire de cette maturité, les actifs livrés au début des années 2000 ont connu plusieurs cycles de relocation, contribuant à élargir le spectre des secteurs d’activité représentés dans le secteur. D’autres immeubles ont fait ou vont faire l’objet de travaux de rénovation/restructuration, permettant de maintenir leur attractivité auprès d’utilisateurs toujours plus attentifs à la qualité des espaces de travail.
Le dynamisme actuel du marché de l’investissement, tant dans le Sud de Paris qu’en 1ère Couronne Sud, témoigne d’une certaine confiance des investisseurs pour ces localisations offrant non seulement un couple rendement / risque attractif, mais également un potentiel de valorisation, dans le sillage d’une forte hausse des loyers parisiens depuis 3 ans.
La densité constitue enfin un trait caractéristique de la maturité d’un marché : la ville de Montrouge, qui affiche l’une des plus fortes hausses du parc de bureaux parmi les villes limitrophes de Paris depuis 20 ans (+59%), offre une densité tertiaire (ratio du parc de bureaux par rapport à la superficie communale) désormais supérieure à celles de Neuilly sur Seine, Boulogne ou encore Issy les Moulineaux, avec plus de 2 600 m² de bureaux / ha.
La densité de Montrouge rivalise ainsi avec les villes du Quartier d’affaires de l’Ouest.



