La France s’est engagée dans une politique drastique de sobriété foncière, sur le constat que 23 000 ha par an ont été artificialisés dans le pays entre 2011 et 2020. Une consommation des sols qui est apparue excessive au regard de l’évolution démographique, avec des conséquences négatives sur l’environnement. D’où l’interdiction, à l’horizon 2050, d’artificialiser de nouveaux sols sans compenser par le retour d’autres sols à la nature. Ce dispositif a été décidé sans études préalables des impacts socio-économiques et, notamment, immobiliers. C’est ce que nous avons essayé d’évaluer avec notre baromètre. D’après nos calculs, le ZAN devrait se traduire, d’ici 2030 et au niveau national, par un manque de 113 000 ha dédiés à des projets d’urbanisation (constructions de logements, de bureaux, d’usines ...). Si l’on décline par bassins de vie, on constate que 20 d’entre eux, représentant 7 % du territoire national, concentrent 25 % du manque d’hectares. La zone d’emploi de Nantes se classe sur la 3ème marche du podium, juste derrière Toulouse et Bordeaux, mais restant devant Rennes. Alors que 2 995 ha ont été artificialisés sur la période de référence, il devrait manquer 1 882 ha d’ici 2030. Nantes est, en effet, une métropole dynamique qui a gagné 12 000 habitants par an entre 2011 et 2020. Ce qui génère des besoins importants en logements, équipements publics, infrastructures, commerces, entrepôts... Dans ce contexte, le ZAN va aggraver l’effet de rareté du foncier.