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L’un de nos challenges est de conforter notre croissance sur l’Île-de-France.


Business Immo : Comment s’inscrit l’activité d’Arthur Loyd IDF au sein du réseau et comment évolue-t-elle cinq ans après ?


Philippe Leigniel : Arthur Loyd Ile-de-France est l’une des 74 implantations du réseau national et abrite les fonctions transverses du conseil immobilier, depuis l’investissement jusqu’à l’asset management en passant par le département Logistique. L’agence a réellement décollé grâce au travail des équipes de Pierre-Antoine Matrand. Paradoxalement, Paris était un peu le parent pauvre du réseau alors qu’il demeure le premier marché tertiaire de l’Hexagone et que la position d’Arthur Loyd dans d’autres villes est enviée par nos principaux concurrents. Ma première mission, en rejoignant Arthur Loyd, était de positionner l’Agence dans le paysage du conseil immobilier francilien, en gardant nos valeurs fortes d’engagement, d’exigence, d’indépendance, dans un cadre humain, sans se limiter aux petites et moyennes transactions. C’est ainsi que nous avons composé une équipe de consultants expérimentés et que nous nous sommes positionnés sur de grandes opérations, à l’exemple de notre accompagnement de Siaci Saint-Honoré sur Equinox (7 000 m²) ou d’une Autorité de régulation sur 4 000 m², ou encore un important courtier en assurance de la place sur 7 000 m².
Aujourd’hui, Arthur Loyd IDF a 12 missions de recherche en cours sur des surfaces de bureaux de 5 000 m² à 30 000 m². Nous sommes clairement identifiés comme un acteur accompagnant les grands utilisateurs, avec une approche « sur mesure » au service de l’intérêt de notre mandant. Notre challenge est maintenant de nous positionner davantage aux côtés des offreurs sur leurs opérations significatives, qui appellent de notre point de vue l’approche engagée et compétente que nous offrons.


BI: Qu’en est-il des fonctions transverses ?


PL: À l’investissement, Arthur Loyd a su tirer profit de son maillage territorial pour traiter les portefeuilles à dominante bureaux ou commerces. Depuis la création de notre département Capital Markets, animé par Julien Pinault, nous avons signé ou sommes en cours de vente de nombreux portefeuilles significatifs, comme par exemple la vente en bloc d'un ensemble de 135 lignes pour le compte d'un établissement public, ou encore plus de 80 immeubles loués à un même utilisateur et répartis en trois lots.
Sur l’ensemble du territoire français, nous avons réalisé de nombreuses opérations unitaires importantes en équipe avec nos partenaires régionaux. L’un de nos challenges est de conforter notre croissance sur l’Île-de-France, en particulier sur des dossiers de plus 100 M€ où nous apportons un regard différenciant et complémentaire de nos confrères. Sur l'année 2017, nous sommes intervenus sur une trentaine de deals en IDF dont plus de dix à Paris. 
Arthur Loyd Logistique a très rapidement pris une position majeure sur son marché. Composée de collaborateurs expérimentés, notre équipe basée à Paris, Lille et Lyon a pu accompagner de nombreuses enseignes de la grande distribution dans leurs réflexions immobilières liée à la réorganisation de leur supply chain telles que Samada (filiale de Monoprix), Alinéa, les Mousquetaires, Auchan... Ce marché évolue, c’est la raison pour laquelle nous nous sommes très vite positionnés sur les opérations XXL. En 2018, nous allons concrétiser plusieurs sujets de plus de 50 000 m².


BI: Vous avez développé un solide département Études & Recherche. Pourquoi ?


PL : Il est nécessaire pour un Conseil comme le nôtre d’être alimenté par une information claire et qualifiée ; mais il nous faut aussi prévoir et comprendre les évolutions majeures de notre industrie. Notre département Études & Recherche, dirigé par Cevan Torossian, a lancé le premier Baromètre d’attractivité des métropoles régionales à partir de l’analyse croisée de plus de 70 critères dont nous avons présenté les conclusions dans la presse et même à l’Assemblée nationale.
Nous sommes par ailleurs très engagés dans la compréhension et l’analyse du phénomène du coworking sur lequel nous avons publié deux études dédiées (et constitué une équipe opérationnelle). Les investisseurs comme les utilisateurs doivent s’interroger sur la pertinence de ce nouveau modèle sur tout ou partie de leur problématique immobilière, sachant que la réponse est plurielle.


BI: Et sur le terrain, comment se porte le marché ?


PL : Du coté des investisseurs, la valorisation des actifs parisiens reste extrêmement élevée. Une interrogation sur une hypothétique remontée des taux d’intérêt pourrait se traduire, in fine, par une certaine prudence sur les taux de capitalisation. Pour les utilisateurs, nous constatons un retour de la confiance des entreprises qui se matérialise par une reprise de la demande dans pratiquement toutes les catégories d’actifs. Nous observons de fortes zones de tension due à la raréfaction de l’offre disponible, notamment dans les secteurs centraux de Paris. La multiplication des surfaces prises à bail par les acteurs du coworking intensifie encore ce phénomène et leur mouvement vers l’ouest parisien pourrait y étendre cette tension.
 

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