Le boom des agences de développement économique… pour quel résultat ?

Montpellier
25 novembre 2021
developpement economique

Chacun veut son agence de développement économique. Le département de l’Hérault a connu coup sur coup le lancement de deux nouvelles structures le même jour.

Le département de l’Hérault a connu coup sur coup le lancement de deux nouvelles structures : dans le secteur de Sète et Agde, avec l’agence Blue, dirigée par Pascal Pintre, ex-directeur de l’aéroport de Béziers. Et, dans le Biterrois, une entité dirigée par l’assureur Michel Aimes. Ironie du sort : les deux agences ont été mises sur le devant de la scène médiatique le même jour, le 21 octobre, avec un lancement devant la presse côté Sète-Agde, et la présentation, le soir même, du Livre Blanc du Medef Béziers, comprenant 40 propositions à destination des élus du territoire. Sans oublier, pour la métropole de Montpellier, la promesse d’une autre agence de ‘dév éco’, qui serait une première pour la collectivité.

 

Des solutions de bon sens

Quelle complémentarité entre ces nouvelles agences, les services de développement économique des collectivités, les offices de tourisme intercommunaux et l’agence régionale Ad’Occ ? Quelle gouvernance pour chacune de ces agences ? Quelle autonomie ? Ne seront-elles pas une strate supplémentaire au millefeuille institutionnel déjà épais ?

À ce stade, ces agences posent davantage de questions qu’elles n’apportent de réponses. Pourtant, les urgences sont là, en matière de libération de foncier d’activité et de tertiaire, de visibilité sur la disponibilité actuelle et future et de croisement des données.

Le monde économique attend surtout, de la part des exécutifs, des positions pragmatiques. La lecture du Livre Blanc du Medef Béziers (téléchargeable en ligne, sur www.medef-beziers.fr), est à ce titre instructive.

Quelques exemples de propositions : créer des points d’ancrage, le long du canal du Midi, pour capter les touristes étrangers qui y naviguent, et les encourager à séjourner plus longtemps sur le territoire, au lieu de le traverser ; Organiser une journée dédiée aux promoteurs et aux investisseurs, en leur exposant les projets et les attraits du territoire ; Développer une offre de formation pour fixer la jeunesse, et faire émerger une classe moyenne âgée entre 25 et 40 ans, qui fait actuellement défaut dans l’ouest Hérault ; Aménager des axes de mobilité douce et des tiers-lieux, pour attirer les jeunes talents, très sensibles à ces critères ; Connaître les offres foncières disponibles à l’instant T, « ce qui est actuellement impossible à savoir », relève Marc Aufort, ex-président du Medef Béziers et initiateur du Livre Blanc.

On le voit : les solutions d’attractivité économique ne sont pas forcément onéreuses, et requièrent souvent du bon sens et une simple volonté politique. 

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